Retraite OKLM #7

C’est un couvercle sur nos vies. Nous avions déjà l’habitude du ciel gris sur nos têtes, mais cela fait maintenant une semaine que quelque chose de plus lourd encore a assombri nos horizons. Il y a le virus, bien sûr, mais aussi ces mesures prises par nos représentants, pour la sécurité du plus grand nombre. Nous nous plions volontiers à ces règles qui remodèlent entièrement nos vies, pourvu qu’elles permettent d’en sauver d’autres.
Cependant, il y a en moi un sentiment de mal-être, à l’idée que nos élus nous font payer leurs erreurs de jugement. Devrions-nous faire autant de sacrifices s’ils n’avaient pas sabré allègrement dans les budgets des soins de santé ? Devrions-nous nous cloitrer ainsi s’ils avaient pensé au bien-être global plutôt qu’aux risques politiques de décisions difficiles ? Devrions-nous, pour certaines et certains, risquer notre santé s’ils ne craignaient pas plus pour leur sacro-sainte croissante que pour nos vies ?
Le néo-libéralisme tue. Aujourd’hui, plus que jamais. Pendant que les actionnaires comptent leurs sous, nous comptons déjà nos morts. On demande aux plus démunis d’entre nous de faire des efforts, pendant qu’on répare les conneries monumentales qu’ont faites les apprentis sorciers de la finance. Et nous voilà confinés, pour les plus chanceux, et pressés jusqu’à l’os pour les autres. On nous demande de faire des efforts, m ais en font-ils, eux ?
En situation de crise, rien ne fédère plus que le sentiment d’injustice. C’est ce que nous vivons tous les jours, depuis une semaine. Nous avons l’impression que nous sommes les seuls à faire des efforts, nous qui avons si peu, tandis que ceux qui ont tant font tout pour préserver leurs biens. Cette situation risque de devenir explosive, au fil des semaines. Et la colère bouillonnera, même sous le couvercle du confinement. La pression monte. Gare à ceux qui jouent avec le feu de nos vies. Nous brûlons d’une ardeur révolutionnaire et nous réduirons en cendre tout ce qui composait le monde qui nous a tant fait souffrir.
Puisse cette pandémie être l’étincelle qui fera tout basculer et que ces vies n’aient pas été perdues pour rien…

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Histoire avant l’heure : L’essor du financement participatif

Nous avons vu comment, dès le milieu des années nonante pour les premiers, l’internet s’est popularisé pour entrer dans de nombreux foyers. Souvenez-vous que durant les années deux-mille les réseaux sociaux s’étaient développés en masse. Nous avons montré également que ces différentes plateformes n’influençaient en rien la façon dont le réseau de connaissance pouvait s’étendre, mais qu’elles permettaient de renforcer les liens entre les membres d’un même réseau. Ils permettaient aussi d’augmenter de beaucoup l’audience des blogueurs et se faisaient le relais de l’information, plus rapide et parfois bien plus efficace que la télévision et la radiophonie. Lire la suite

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