Lunaire Tierce

Il est déjà printemps. Les grands feux du soleil
Consument les charbons de la triste grisaille.
Ce sont des caresses, du cou jusqu’à la taille.
Dans mon havre, par le hublot, loin du sommeil,

Je vois ces gens dans tout ce sang, dans les débris
De leur monde. Ils n’ont plus rien, attendant la fin,
Pendant qu’ici rien ne bouge, fuyant en vain.
Je m’inquiète quand s’écroule mon bel abri

Et j’assiste, bien impuissant, au changement.
Mais c’est aussi le temps de ces seins qui, merveilles,
Pointent sous le tissu. L’heure enfin du réveil
Du monde tout entier, du monde en mouvement.

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.