Sur la plage

Abandonnée sur la plage,
La langue saline, la longue langue marine
Frôle un bulbe translucide enfoncé dans un cratère.
Nimbé d’écume, c’est une couronne funèbre qui le ceint.
Le dôme palpite faiblement, encore parcouru d’une étincelle
De vie. Déjà le soleil et le sable lèchent la fine membrane
Qui transpire sous la morsure acerbe. C’est un îlot
Pathétique que laisse la marée sur la triste digue.
Et moi, en voyant ce spectacle émouvant,
Je sens monter en moi une vague bleue
Qui m’envahit, m’enveloppe, m’enivre.
Le vent emporte des lambeaux d’or,
Tandis_______Comme______Et moi,
que,__________une__________je
dans_________brume________m’en
le loin,_______courant______reviens
la pluie_______dans le______dans
s’efface_______petit______mon
__enfin._______matin.______Nord.

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