{"id":351,"date":"2014-02-05T01:23:35","date_gmt":"2014-02-05T01:23:35","guid":{"rendered":"http:\/\/inspirationdesurvie.net\/blog\/?p=351"},"modified":"2015-08-22T20:36:20","modified_gmt":"2015-08-22T20:36:20","slug":"le-pays-des-lanternes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/inspirationdesurvie.net\/blog\/le-pays-des-lanternes\/","title":{"rendered":"Le Pays des Lanternes"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;\u00e9tais presque pas ivre. Peut-\u00eatre un peu joyeux. Faut dire qu&rsquo;il \u00e9tait pas tard. Il \u00e9tait \u00e0 peine une heure ou deux. J&rsquo;avais entendu des cloches s\u00e8ches sonner au loin. Il faisait un peu froid, dehors. Le vent qui soufflait suffisait \u00e0 me faire frissonner. De mes l\u00e8vres s&rsquo;exhalaient des brumes alcoolis\u00e9es. On m&rsquo;avait jet\u00e9 hors du <em>pub<\/em>. Il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 le moment de rentrer chez moi. Je me sentais comme perdu en un pays \u00e9tranger. J&rsquo;avais \u00e0 peine eu le temps de go\u00fbter quelques verres de cet or liquide qu&rsquo;ils appellent <em>whisky<\/em>.<br \/>\nEntre les parois de pierre qui ondulaient l\u00e9g\u00e8rement, je me frayais un chemin. Les rues \u00e9taient parcourues de groupes de gens. Ils \u00e9taient dans une situation identique \u00e0 la mienne et cherchaient un nouveau point d&rsquo;ancrage, sans doute pour mieux repartir \u00e0 la d\u00e9rive. Je les laissais l\u00e0 o\u00f9 ils \u00e9taient, me d\u00e9sint\u00e9ressant de mes fr\u00e8res humains. Mon monde s&rsquo;enveloppait dans un grand manteau d&rsquo;indiff\u00e9rence qui me tenait aussi chaud que les fourrures les plus \u00e9paisses.<br \/>\nJe marchais. J&rsquo;avais l&rsquo;impression d&rsquo;aller plus vite que jamais. L&rsquo;air \u00e9tait devenu \u00e9pais. Il glissait le long de mes joues sur lesquelles avaient coul\u00e9 quelques larmes, \u00e0 cause du gel mordant de la nuit. En un instant, la vibration d&rsquo;une ambulance m&rsquo;\u00e9tait pass\u00e9e dans l&rsquo;oreille, me privant du peu de sens qu&rsquo;il me restait, pour s&rsquo;\u00e9vanouir dans la nuit noire. Mes pens\u00e9es avaient d\u00e9sert\u00e9 mes deux h\u00e9misph\u00e8res, pr\u00e9f\u00e9rant se lover dans des parties moins honorables de mon \u00e2me.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au d\u00e9tour d&rsquo;une ruelle que je ne connaissais pas, j&rsquo;ai t\u00e2tonn\u00e9 dans l&rsquo;obscurit\u00e9 \u00e0 la recherche de mon chemin. Il r\u00e9gnait en ce lieu une ombre \u00e9trange. Tout \u00e9tait d\u00e9sert et je ne voyais rien que les t\u00e9n\u00e8bres. Lorsque soudain, d\u00e9chirant la nuit de sa simple pr\u00e9sence, l&rsquo;ange de la Science m&rsquo;est apparu. Il m&rsquo;\u00e9tait plus beau que le jour. Il \u00e9tait ceint de lumi\u00e8re. Une aur\u00e9ole vaporeuse dansait autour de lui. Il portait une \u00e9p\u00e9e de flammes qui ondoyait doucement. Autour de sa t\u00eate, tous les espoirs humains formaient une couronne \u00e9clatante.<br \/>\nJ&rsquo;ai mis du temps \u00e0 reprendre mes esprits, tant cette apparition m&rsquo;avait h\u00e9b\u00e9t\u00e9. Il \u00e9clipsait m\u00eame la beaut\u00e9 \u00e9ternelle des \u00e9toiles. Comment d\u00e9crire cet \u00eatre tel qu&rsquo;il m&rsquo;est apparu\u00a0? Il \u00e9tait beau, d&rsquo;une beaut\u00e9 qui n&rsquo;appartient pas \u00e0 notre monde. Il \u00e9manait de lui une force que l&rsquo;on sentait capable de tout. Il \u00e9tait la potentialit\u00e9 de toute chose. Ni bon ni mauvais, il pouvait tout, du meilleur comme du pire. Et c&rsquo;\u00e9tait cette id\u00e9e qu&rsquo;il n&rsquo;appartenait ni au Bien ni au Mal qui faisait de lui un esprit si dangereux.<br \/>\nToujours est-il que je ne comprenais pas pourquoi un tel \u00eatre m&rsquo;apparaissait, \u00e0 moi qui \u00e9tais moins que rien. Je restais muet et il faisait de m\u00eame. Il n&rsquo;y avait plus rien d&rsquo;autre ici-bas que cet instant qui emplissait tout. Nos deux regards se croisaient et je me sentais envahi d&rsquo;une douce chaleur, comme si la parole de son dieu s&rsquo;insinuait directement dans mes circonvolutions embu\u00e9es\u00a0: des m\u00e9lodies inconnues explosant en morceaux compacts en moi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je me sentais attir\u00e9 vers cette partie divine divisant mon individualit\u00e9. Malheureusement, je ne comprenais pas le langage dans lequel on s&rsquo;adressait ainsi \u00e0 moi. Il faut dire que je n&rsquo;ai pas \u00e9t\u00e9 form\u00e9 aux douces subtilit\u00e9s de la science moderne. Aussi invraisemblable que cela puisse para\u00eetre, je me suis toujours content\u00e9 de lire des livres. Dedans, on y parle de l&rsquo;\u00e2me humaine, de la Beaut\u00e9 et de l&rsquo;Amour.<br \/>\nRien \u00e0 voir avec les courbes \u00e9pur\u00e9es que les savants tracent aujourd&rsquo;hui dans des d\u00e9lires qui n&rsquo;appartiennent qu&rsquo;\u00e0 eux. Rien \u00e0 voir avec la subtilit\u00e9 des formules math\u00e9matiques se dessinant sur d&rsquo;obscurs tableaux blancs. Rien \u00e0 voir non plus avec les musiques algorithmiques et autres cantiques des quantiques dont les calculs s&rsquo;int\u00e9ressent aux myst\u00e8res de la nature. Rien \u00e0 voir non plus avec la complexit\u00e9 binaire d&rsquo;un ordinateur dont la silice secr\u00e8te songe en silence \u00e0 son avenir.<br \/>\nEt pourtant, je sais que j&rsquo;aurais pu \u00eatre ing\u00e9nieur. Il s&rsquo;en est fallu de peu que je me voue \u00e0 la science formelle. Mais non, je ne serai jamais l&rsquo;homme des grandes r\u00e9volutions. Je ne ferai pas avancer ce dieu-l\u00e0 \u00e0 pas de g\u00e9ants. Je n&rsquo;aurai pas le privil\u00e8ge de rendre mes pairs plus heureux, d\u00e9couvrant des pans de l&rsquo;univers dont ils ignoraient l&rsquo;existence, et dont ils allaient m\u00eame jusqu&rsquo;\u00e0 ignorer qu&rsquo;ils ignoraient l&rsquo;existence.<br \/>\nNon, je n&rsquo;ai pour royaume qu&rsquo;une maigre portion de la litt\u00e9rature. Ce n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas un royaume, ni un duch\u00e9, ni un comt\u00e9, ni m\u00eame une baronnie, mais plut\u00f4t un jardin d&rsquo;arri\u00e8re-cour. J&rsquo;y fais pousser timidement des fruits de ma r\u00e9flexion. Quelques phrases en prose, quelques pieds en vers, quelques pens\u00e9es fleuries. Et tout \u00e7a suffit \u00e0 peine \u00e0 nourrir mon \u00e2me. Mon existence m\u00e9riterait tout au plus, lors du Jugement, un haussement de sourcil r\u00e9probateur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et cependant, cet ange m&rsquo;apparaissait \u00e0 moi, et \u00e0 personne d&rsquo;autre. Comment cela pouvait-il se faire\u00a0? Il y avait pourtant bien d&rsquo;autres hommes qui m\u00e9ritaient plus que moi cet honneur. Balbutiant, la l\u00e8vre tremblante et baveuse, j&rsquo;articulais quelques mots, lui demandant la raison de sa venue \u00e0 moi.<br \/>\nJe n&rsquo;ai pas obtenu la moindre r\u00e9ponse. La Science me m\u00e9prisait-elle, moi qui ne l&rsquo;avais jamais m\u00e9pris\u00e9e\u00a0? N&rsquo;\u00e9tait-elle descendue ici-bas que pour m&rsquo;humilier, alors que, comme tout le monde je l&rsquo;adorais sinc\u00e8rement\u00a0? N&rsquo;\u00e9tais-je pas comme tous les autres guid\u00e9 par cette lumi\u00e8re des Hommes sur Terre\u00a0? La Science et la V\u00e9rit\u00e9 ne formaient-elles pas qu&rsquo;un seul \u00eatre, plus puissant que toutes les forces existantes\u00a0?<br \/>\nJe me suis mis \u00e0 crier et \u00e0 pleurer. J&rsquo;ai cogn\u00e9 le sol de mes poings, j&rsquo;ai griff\u00e9 mes joues et dans les sillons ensanglant\u00e9s sont venus rouler des larmes de col\u00e8re et de tristesse. Et malgr\u00e9 mes suppliques, je n&rsquo;ai pas obtenu la moindre r\u00e9ponse. J&rsquo;\u00e9tais \u00e0 genou devant l&rsquo;archange lucif\u00e8re, implorant sa mis\u00e9ricorde.<br \/>\nJe voulais que me soit r\u00e9v\u00e9l\u00e9s tous les myst\u00e8res de l&rsquo;univers. Je voulais pour moi toute la connaissance humaine. Je voulais pour moi les tr\u00e9sors existants. Mais l&rsquo;apparition se refusait \u00e0 moi. Elle restait l\u00e0, flottant dans sa brume divine. Elle ne faisait rien d&rsquo;autre que me fixer dans le jaune des yeux. Je ne comprenais pas la raison de son apparition, si c&rsquo;\u00e9tait pour me rester muette. La Connaissance nous \u00e9tait-elle interdite, comme le croyaient les religions\u00a0? Je ne pouvais m&rsquo;y r\u00e9soudre. Il m&rsquo;\u00e9tait impossible d&rsquo;imaginer que le Savoir se mat\u00e9rialise devant moi sans que j&rsquo;y puisse planter mes dents avides.<br \/>\nAinsi, le Ma\u00eetre De Toutes Choses voulait que la Connaissance soit comme une pomme. Il voulait qu&rsquo;elle m\u00fbrisse pour aller chuter quelques m\u00e8tres plus loin. Il voulait que cette Connaissance pourrisse sur place. Il voulait que la Connaissance renaisse de sa propre corruption\u00a0! Mais o\u00f9 se trouvait l&rsquo;homme dans ce processus ineffable\u00a0? Devait-il juste \u00eatre le spectateur de ces merveilles ou avait-il l&rsquo;espoir dans devenir l&rsquo;acteur\u00a0? Cette pomme \u00e9tait-elle tantalienne, s&rsquo;\u00e9chappant \u00e0 chaque fois que je voulais me rapprocher d&rsquo;elle, comme la blague enfantine d&rsquo;une divinit\u00e9 omnipotente\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sans m&rsquo;en rendre compte, je me suis mis \u00e0 sangloter sans discontinuer devant la Science comme Adam e\u00fbt pleur\u00e9 s&rsquo;il n&rsquo;avait pas eu la chance de croquer la pomme. Aurait-il \u00e9t\u00e9 heureux, sachant qu&rsquo;il avait manqu\u00e9 le seul malheur qui en valait la peine\u00a0? De nouvelles larmes coulaient de mes yeux. Elles \u00e9taient presque s\u00e8ches, maintenant, et arrosaient le sol en torrents salins. Je ne pouvais pas croire que la Science se tenait devant moi sans vouloir m&rsquo;ouvrir ses bras, moi qui voulais tant l&#8217;embrasser.<br \/>\nJ&rsquo;ai implor\u00e9 la Science longuement, durant des heures. Vainement. L&rsquo;ange est rest\u00e9 sourd \u00e0 mes demandes. J&rsquo;avais beau lui murmurer les pri\u00e8res les plus douces et le menacer comme je le pouvais, impossible de l&rsquo;\u00e9mouvoir. Malgr\u00e9 tout mon path\u00e9tique, qui aurait pu attendrir les pierre, l&rsquo;envoy\u00e9 du dieu restait impassible. Il daignait m&rsquo;apporter un peu de chaleur, mais refusait de descendre \u00e0 moi, froid comme le Soleil. Je tendais mes bras vers lui, cherchant \u00e0 l&rsquo;\u00e9treindre et \u00e0 m&rsquo;en saisir, mais il restait hors de ma port\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Las, je me suis couch\u00e9 \u00e0 ses pieds, au comble de mon malheur. Mes lamentations alcoolis\u00e9es rongeaient le pav\u00e9 d&rsquo;\u00c9dimbourg. Mes jambes rejoignaient mon torse secou\u00e9s de hoquets. Fermant les yeux un instant, je me suis soudain rendu compte que sa lumi\u00e8re m&rsquo;avait quitt\u00e9. Il avait disparu, retournant dans les cieux et m&rsquo;abandonnant l\u00e0 comme une b\u00eate.<br \/>\nPendant les heures qui ont suivi, j&rsquo;ai continu\u00e9 de maudire les cieux qui s&rsquo;\u00e9taient ouverts \u00e0 moi pour mieux se refermer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en me r\u00e9veillant, dans le brouillard du matin, le corps meurtri par une nuit pass\u00e9e dehors, lov\u00e9 au pied d&rsquo;un lampadaire dont la lumi\u00e8re tremblait au-dessus de moi que j&rsquo;ai compris ma m\u00e9prise. Cet archange n&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 qu&rsquo;un luminaire que, dans ma soulerie, j&rsquo;avais pris pour un esprit porteur d&rsquo;espoir. Reprenant mes esprits, je me suis relev\u00e9 et me suis dirig\u00e9, tant bien que mal, vers mon chez moi, o\u00f9 m&rsquo;attendait, \u00e0 d\u00e9faut de la Connaissance, la douce chaleur d&rsquo;un lit.<\/p>\n<p class=\"wp-flattr-button\"><a class=\"FlattrButton\" style=\"display:none;\" href=\"https:\/\/inspirationdesurvie.net\/blog\/le-pays-des-lanternes\/\" title=\" Le Pays des Lanternes\" rev=\"flattr;uid:Alexis_Ids;language:fr_FR;category:text;tags:Ange,Ivresse,Science,blog;popout:0;button:compact;\">J&rsquo;\u00e9tais presque pas ivre. Peut-\u00eatre un peu joyeux. Faut dire qu&rsquo;il \u00e9tait pas tard. Il \u00e9tait \u00e0 peine une heure ou deux. J&rsquo;avais entendu des cloches s\u00e8ches sonner au loin....<\/a><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J&rsquo;\u00e9tais presque pas ivre. Peut-\u00eatre un peu joyeux. Faut dire qu&rsquo;il \u00e9tait pas tard. Il \u00e9tait \u00e0 peine une heure ou deux. 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